CDF 1937/1938 : Nouveau record pour Marseille

Olympique Marseille 1937/1938

Olympique Marseille 1937/1938
Blanc (Prés), Gonzales, Vasconcellos, Bruhin, Bastien, Ben Bouali, Conchy, Eisenhoffer (Entr-joueur), Zermani, Olej, Zatelli, Aznar, Kohut

Retour sur la Coupe de France 1937/1938.

Trente-deuxièmes de finale : Sochaux à la trappe

Cette 21e édition de la Coupe de France est marquée par l’élimination dès les 32es de finale du tenant du titre (et futur champion), le FC Sochaux-Montbéliard. Les Sochaliens sont boutés hors de la Coupe par les SO Montpelliérains (4-0), qui évoluent en deuxième division. Sochaux n’est pas la seule équipe de l’élite à tomber puisque l’US Valenciennes-Anzin cède aussi contre l’Olympique de Dunkerque (3-1), qui évolue également en D2. En revanche, ça passe pour Marseille contre les Girondins de Bordeaux (4-2), pour le Red Star devant le CEP Lorient (11-0), pour le RC Paris face à l’US d’Auberchicourt (2-1) ou encore pur le FC Rouen contre l’US Bruaysienne (5-0).

Seizièmes de finale : Pas de bis repetita pour Montpellier

En seizièmes de finale, les SO Montpelliérains ne renouvellent pas l’exploit et cèdent devant le Red Star (2-1). Le FC Sète, vainqueur en 1930 et 1934, élimine le RC Strasbourg (2-0), l’OM dispose de Mulhouse (2-1), le Racing brille devant Lens (5-0) et Cannes se qualifie face au RC Roubaix (6-3). Il faut noter aussi la qualification de l’US Boulogne (D2), demi-finaliste surprise la saison dernière, qui bat le Stade Briochin (5-1).

Huitièmes de finale : L’OM stoppe Boulogne

En huitièmes de finale, les Boulonnais sont néanmoins stoppés par un OM (2-0), qui fait respecter la hiérarchie. Le Red Star remporte le choc contre le FC Sète (3-2). Le Racing élimine Antibes (2-0) quand Metz se défait de l’Excelsior Roibaix (2-1) et Cannes du FCO Charleville (4-3). L’Olympique Lillois passe devant Toulouse (1-0), le SC Fives élimine le Stade Béthunois (3-1) et, en deux temps, Le Havre sort Nice (1-1, 2-0).

Quarts de finale : Le choc pour l’OM, Le Havre surprend le Red Star

En quarts de finale, OM/RCP est la principale affiche. Et c’est l’OM qui tire son épingle du jeu au dépend du Racing (6-2). Le Red Star est surpris par Le Havre (1-0), qui joue tout de même les premiers rôles en D2. Metz fait chuter Cannes (3-0) et au bout de trois matchs, Fives parvient à se défaire de son voisin lillois (2-2, 0-0, 2-0).

Demi-finales : Metz et Marseille en route pour le Parc des Princes

En demi-finales, l’OM est opposé au Havre et Metz à Fives. Les Messins sont les premiers à se qualifier pour la finale en battant les Fivois (1-0). Après un match nul 0-0, les Marseillais les rejoindront onze jours plus tard en battant les Havrais (1-0).

Finale : L’OM, roi de la Coupe

Le 8 mai 1938, Marseillais et Messins se retrouvent pour la finale de Coupe, non pas à Colombes comme lors des douze dernières éditions mais au Parc des Princes. Pour les Messins, c’est la première fois qu’ils se retrouvent en finale de la Coupe, alors que l’OM, lui, en revanche, est un habitué puisqu’il se retrouve en finale pour la sixième fois et a déjà remporté la Coupe à quatre reprises. Avec son expérience et son équipe offensive composé de deux avant-centres (Zatelli et Aznar) et d’un demi-centre (Bruhin), l’OM dispose du statut de favori contre cette équipe messine adepte d’un WM défensif. L’OM va bel et bien s’imposer dans cette finale mais va pour cela avoir recours à la prolongation, et encore, ce succès fut très contesté par la faute d’un arbitrage très à l’avantage des marseillais.

En effet, à la 37e minute, M. Munsch, l’arbitre de la rencontre siffla un pénalty pour Metz sanctionnant une main involontaire de Ben Bouali mais se ravisa en consultant un des juges de touche. A la 118e minute, il accorda le but de la victoire à Aznar, dont la tête avait été renvoyé par le messin Fosset, après avoir consulté son autre juge de touche, qui lui signifia qu’il avait vu le ballon dépasser la ligne de but. Les supporters mession bombardèrent de dépit le terrain de coussins (car les gradins de béton n’étaient pas tous garnis de sièges à l’époque, et l’on pouvait louer des coussins). Toujours est-il que grâçe aux buts de Willy Kohut et d’Emmanuel Aznar contre un but d’Albert Rorhbacher, l’OM remporte cette finale par 2 buts à 1. L’OM s’adjuge ainsi une cinquième Coupe de France dans son histoire et devient donc par la même le club le plus titré de la Coupe de France, devant le Red Star, qui compte toujours quatre Coupes à son actif.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1937/1938 :

Olympique de Marseille : Vasconcellos – Ben Bouali, Bruhin, Conchy – Bastien, Gonzales – Zermani, Olej, Zatelli, Aznar, Kohut. Entraineur : Jozsef Eisenhoffer

FC Metz :  Kappe, Zehren, Nock, Marchal, Fosset, Hibst, Rohrbacher, Hess, Muller, Ignace, Lauer. Entraineur : Ted Maghner

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A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
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