EDF 1904-1930 : Les grands débuts des Bleus

Une Coupe du Monde (1998), deux Championnats d’Europe des Nations (1984 et 2000), deux Coupes des Confédérations (2001 et 2003) et un tournoi olympique (1984), la France possède un des palmarès les plus importants du football international. Son histoire est donc marquée de victoires, mais aussi de défaites et de joueurs talentueux. Retour sur une histoire bleue qui ne cesse de s’écrire depuis 1904, année de ses grands débuts.

1er mai 1904 : Premier match contre la Belgique

Equipe de France – 1er mai 1904
Guichard, Canelle, Davy, Verlet, Bilot G., Bilot C., Mesnier, Royet, Garnier, Cyprès, Filez

L’histoire de l’équipe de France débute officiellement le 1er mai 1904 à Bruxelles. La France y dispute son premier match et fait match nul face à la Belgique, 3-3. Louis Mesnier est le premier buteur de l’histoire des Bleus. Marius Royet et Gaston Cyprès sont les deux autres buteurs français de la rencontre. Le premier capitaine est Fernand Canelle.

En 1905, la France dispute son premier match à domicile, au Parc des Princes face à la Suisse. Grâce à un but de Cyprès, la France s’impose 1-0 et décroche la première victoire de son histoire. La suite est peu glorieuse. La même année, la France s’incline lourdement en Belgique (7-0). En 1906, les Bleus essuient deux lourdes défaites à domicile, d’abord contre la Belgique (0-5) puis contre l’Angleterre (0-15). En 1907, la France connait sa deuxième victoire en s’imposant contre la Belgique (1-2) grâce à des buts de Royet et François.

1908 : La bérézina aux JO de Londres

En début d’année 1908, la France réalise une belle performance en allant s’imposer à Genève contre la Suisse (1-2). L’euphorie de ce succès retombe rapidement avec une lourde défaite devant l’Angleterre (12-0), puis une autre à Colombes devant la Belgique (1-2) et devant les Pays-Bas à Rotterdam (4-1).

Alors que la France est exclue de la FIFA, l’USFSA (Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques) a en charge les sélections olympiques de l’été 1908. Deux équipes de France (A et B) sont envoyés à Londres. Mais c’est la bérézina pour les français, qui subissent deux lourdes défaites contre le Danemark en trois jours d’intervalle (0-9 puis 1-17). Le seul but français du tournoi a été inscrit par Emile Sartorius. Si l’USFSA gère les sélections olympiques, c’est le CFI (Comité français interfédéral) qui procède aux sélections à partir de mai 1908. Des conflits entre les différentes fédérations marquent ainsi cette période.

En 1909, la France subit deux nouveaux revers contre la Belgique (5-2) et l’Angleterre (0-11). 1910 n’est pas une meilleure année puisque les Bleus perdent leur quatre rencontres : battus à Gentilly par la Belgique (0-4), encore défaits à Brighton par l’Angleterre (11-0), battus à Milan par l’Italie (6-2) et par la Hongrie à Charentonneau (0-3). En 1911, les Bleus connaissent deux nouveaux revers à domicile, contre la Hongrie (0-3) et l’Angleterre (0-3). La réception de l’Italie à Saint-Ouen permet à la France de stopper sa spirale négative en faisant match nul (2-2) grâce à un doublé de Maes. Dans la foulée, pourtant, les Bleus sont battus par la Suisse (5-2) et la Belgique (7-1). Un déplacement au Luxembourg en octobre permet enfin aux Bleus de regoûter à la victoire (1-4).

1912, la belle année

La France embraye alors sur trois belles performances en 1912. D’abord, elle fait match nul contre la Belgique à Saint-Ouen (1-1) puis elle s’impose contre la Suisse (4-1) sur des buts de Mesnier, Triboulet, Maes et Villamonteil, et enfin elle s’impose à Turin devant l’Italie (3-4) avec notamment un triplé d’Eugène Maes.

En 1913, la France s’impose à nouveau contre l’Italie, cette fois en France (1-0) sur un but de l’inévitable Maes. Les Bleus s’inclinent ensuite à Bruxelles devant la Belgique (3-0) puis à Colombes, devant l’Angleterre (1-4). Les Français retrouvent la victoire à Genève contre la Suisse (1-4) et enchainent devant le Luxembourg (8-0). Début 1914, les Français confirment devant la Belgique à Lille (4-3), mais sont ensuite battus au Luxembourg (5-4). L’année se poursuit par un nul contre la Suisse à Saint-Ouen (2-2), puis une défaite à Turin contre l’Italie (2-0). Elle se finit sur une troisième défaite consécutive, à Budapest, contre la Hongrie (5-1).

1920 : Demi-finaliste aux JO d’Anvers

La Première Guerre Mondiale interrompt l’activité de l’équipe de France et provoque malheureusement la mort de nombreux internationaux. En 1919, la France reprend du service avec un nul en Belgique (2-2). En 1920, elle s’incline lourdement contre l’Italie à Milan (9-4), mais s’impose en Suisse fin février (0-2). Au mois de mars, les Bleus battent la Belgique (2-1). Même à domicile, à Rouen, les Bleus ne rivalisent pas avec les Anglais qui s’imposent sans soucis (0-5). Au mois d’août de cette année 1920, la France est présente aux Jeux Olympiques d’Anvers. Pour la première fois, elle a un entraineur, l’anglais Fred Pentland. Après avoir battu l’Italie (3-1) sur des buts de Jean Boyer, Paul Nicolas et Henri Bard, la France s’incline en demi-finale contre la Tchécoslovaquie (1-4, but de Boyer pour la France).

1924 : Quart de finaliste aux JO de Paris

En 1921, Auguste Bilot et Maurice Delanghe remplacent Roux et Duchenne au comité de Sélection alors que Barreau (qui conserve ses fonctions de manager) en devient également membre. L’année commence par des défaites contre l’Irlande (1-2), l’Italie (1-2), la Belgique (3-1) mais se poursuit par la première victoire face à l’Angleterre (2-1), qui marque les débuts d’une équipe de France qui sélectionne les meilleurs joueurs du pays suite à la création de la FFF (Fédération Française de Football) en 1919, même si cette victoire n’est pas suivi d’effet puisque les Bleus s’inclinent devant els Pyas-Bas (0-5). En 1922, après une victoire contre la Belgique (2-1), la France perd contre l’Espagne à Bordeaux (0-4) et contre la Norvège à Oslo (7-0).

L’année 1923 marque une année noire pour les Bleus qui subissent cinq défaites en six rencontres : défaite contre l’Espagne (3-0), la Belgique (4-1) et les Pays-Bas (8-1), nul contre la Suisse (2-2), défaite contre l’Angleterre (1-4) et la Norvège (0-2). Un entraineur britannique Charles Griffiths est alors engagé pour redorer le blason tricolore avant les Jeux Olympiques de 1924 que la France organise. Il est vivement critiqué pour sélectionner des joueurs évoluant en province. Si pour le premier match de Griffiths, la France bat la Belgique (2-0), deux défaites suivent contre la Suisse (3-0) et l’Angleterre (1-3). Les Bleus prennent ensuite part aux JO, où  exempté du premier tour, ils débutent les en huitième de finale en éliminant la Lettonie (7-0) avec un triplé d’Edouard Crut et des doublés de Paul Nicolas et Jean Boyer. Mais ils sont éliminés en quart de finale par l’Uruguay (1-5, but de Nicolas), futur vainqueur de l’épreuve. Dans la foulée des JO, ils s’inclinent ensuite contre la Hongrie (0-1). En fin d’année 1924, l’équipe de France, qui voit Maurice Bigué et Henri Bard entrer au comité de sélection,  essuie une nouvelle défaite, cette fois en Belgique (3-0).

1928 : Elimination au premier tour des JO d’Amsterdam

En 1925, les résultats de la France ne s’améliorent guère et les Bleus s’inclinent dans leurs trois rencontres disputées : contre l’Italie (7-0), l’Autriche (0-4) et l’Angleterre (2-3). En 1926, les choses s’améliorent puisque la France remportent ses trois premiers matchs, respectivement contre la Belgique (4-3), le Portugal (4-2) et la Suisse (1-0). Si les Bleus s’inclinent en Autriche (4-1), ils se reprennent devant la Yougoslavie (4-1) avant de terminer par un nul en Belgique (2-2). En 1927, les Bleus connaissent de lourds revers. Ils sont d’abord corrigés au Portugal (4-0). Si ils accrochent l’Italie à Colombes (3-3), ils cèdent ensuite devant l’Espagne (1-4), l’Angleterre (0-6) et la Hongrie (13-1).

En 1928, les Français retrouvent le chemin de la victoire face à l’Irlande (4-0) mais perdent ensuite devant la Suisse (4-3) et la Belgique (2-3). Ils font ensuite match nul avec le Portugal à Paris (1-1) mais concédent deux nouvelles défaites contre la Tchécoslovaquie (0-2) et l’Italie (3-4) avant de participer aux Jeux Olympiques d’Amsterdam. Pour la circonstance, la France a un entraineur anglais Farmer adjoint aux sélectionneurs Barreau Opposée au premier tour à l’Italie, la France s’incline par 4 buts à 3 (doublé de Brouzes et un but de Dauphin) et donc est éliminée dès son entrée en lice. Comme en 1928, les JO sont remportés par l’Uruguay.

En 1929, la France signe deux victoires consécutives à Colombes en battant la Hongrie (3-0) et le Portugal (2-0). Les Français s’inclinent ensuite en Espagne (8-1), devant l’Angleterre (1-4) et la Yougoslavie (1-3) et en Belgique (4-1). En 1930, l’équipe de France commence l’année par un déplacement à Port en février où elle s’incline contre le Portugal (2-0). Les Bleus accrochent ensuite la Suisse à Colombes (3-3) mais s’inclinent successivement contre la Belgique (1-6), la Tchécoslovaquie (2-3), l’Ecosse (0-2). Au mois de mai, l’équipe de France parvient néanmoins à retrouver le chemin de la victoire en s’imposant en Belgique (1-2). Elle prend ensuite la direction de l’Uruguay pour aller participer à la première Coupe du Monde de l’histoire.

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A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
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