EDF 1934/1935 : Kimpton à la rescousse

Retour sur la saison 1934/1935 de l’équipe de France.

France / Yougoslavie (3-2) – Amical – 16 décembre 1934

Composition France : Thépot (cap.) – Anatol, Mattler, Gabrillargues, Verriest – Liétaer, F. Keller – Courtois, Nicolas, Rio, Langiller

Georges Verriest

A l’issue de la Coupe du Monde 1934, George Kimpton quitte le poste d’entraîneur de l’équipe de France, au grand soulagement de Gaston Barreau, qui n’apprécie guère les options tactiques de l’anglais. L’équipe de France ne dispute qu’une seule rencontre en 1934, le 16  décembre, contre la Yougoslavie au Parc des Princes. Maurice Delanghe, membre du Comité de sélection, a la responsabilité technique. La défense est organisée avec Manuel Anatol et Etienne Mattler qui marquent les ailiers, Verriest qui évolue comme est stoppeur et se charge de  Marjanovic alors que Louis Gabrillargues marque l’autre avant-centre, Vujadinovic. Noël Liétaer joue avancé au milieu, en compagnie du meneur de jeu Roger Rio, tandis que Roger Courtois est placé en second avant-centre. La disposition sur le terrain est donc un 4-2-4, schéma qui est identique pour les Yougoslaves. Grâce à Jean Nicolas qui reprend un tir mal bloqué par le gardien, l’équipe de France ouvre la marque à la 12e minute. Juste avant la pause, Marjanovic égalise. En fin de match, à la 84e minute,  Vujadinovic donne l’avantage à la Yougoslavie. Mais dans la foulée, la France réagit. Jean Nicolas égalise en reprenant un centre de Courtois à la 86e minute. Deux minutes plus tard, Courtois reprend un tir de Rio repoussé par le poteau et donne la victoire aux Bleus dans une fin de match folle (3-2). L’équipe de France termine donc l’année 1934 sur une bonne note.

Espagne / France (2-0) – Amical – 24 janvier 1935

Composition France : Thépot (cap.) – Vandooren, Mattler, Gabrillargues, Verriest – Lehmann, Courtois – Alcazar, Nicolas, Rio, Langiller

En 1935, l’équipe de France reprend du service le 24 janvier avec un déplacement à Madrid pour y affronter l’Espagne. La France joue avec un marquage individuel strict de Vandooren sur Gorostiza, de Lehmann sur Lafuente, de Verriest sur Langara alors que Mattler est défenseur libre. Au milieu, Gabrillargues,surveille Hilario tandis que Alcazar et Rio jouent très repliés. En attaque, Courtois et Nicolas permutent. Dans ce match très défensif, les Bleus concèdent l’ouverture du score à Regueiro à la 15e minute. A la 75e minute, Hilario signe le deuxième but espagnol qui scelle le succès des siens et une défaite 2 à 0 de l’équipe de France.

Italie / France (2-1) – Amical – 17 février 1935

Composition France : Llense – Vandooren, Mattler (cap.), Gabrillargues – Verriest, Delfour – F. Keller, Beck – Courtois, Duhart, Aston

Après sa défaite en Espagne, l’équipe de France retourne en Italie neuf mois après la Coupe du Monde. Cette fois, ce n’est pas à Turin que la France débarque mais à Rome, et pas pour y affronter l’Autriche, mais l’Italie, championne du monde donc quelques mois plus tôt. La France se présente de nouveau dans un système défensif : Verriest est stoppeur et Gabrillargues joue « second demi-centre » à ses cotés, Vandooren et Mattler marquent eux les ailiers. Au milieu, à coté de Delfour, deux internationaux étrangers font leur apparition : Beck (yougoslave naturalisé) à droite et Duhart (uruguayen réintégré), meneur de jeu statique en position axiale. Les Français concèdent rapidement l’ouverture du score aux Italiens et à Meazza, qui ouvre la marque dès la 4e minute. Ce diable de Meazza se joue à nouveau de la défense française en doublant la mise à la 15e minute. Les Français parviennent cependant à réduire la marque grâce à une tête lobée de Fritz Keller, à la 26e minute, à la suite d’un centre de Delfour prolongé par Courtois. Plus rien n’est marquée dans la suite de la rencontre et l’Italie s’impose donc par 2 buts à 1, infligeant une deuxième défaite à la France en cette année 1935.

France / Allemagne (1-3) – Amical – 17 mars 1935

Composition France : Thépot (cap.) – Vandooren, Mattler, Gabrillargues – Verriest, Delfour -Aston, Beck – Nicolas, Duhart, Nuic

Le 17 mars 1935, la France est de retour au Parc des Princes pour y affronter l’Allemagne, troisième de la dernière Coupe du Monde. L’organisation de jeu est la même qu’au match précédent, avec Verriest qui marque Conen.- Nuic, claqué, est remplacé par Sécember qui entre d’abord à l’aile droite (Aston étant déplacé à gauche jusqu’à la mi-temps), puis passe à gauche à la reprise. Une fois de plus, la France concède le premier but. C’est Lehner qui permet à l’Allemagne d’ouvrir la marque à la 36e minute. Après la pause, Kobierski double la mise pour les allemands à la 51e minute de jeu. Huit minutes plus tard, Duhart relance la France en reprenant victorieusement de la tête un centre de Sécember. Mais, à la 88e minute, Hohmann brise les derniers espoirs français de remontée en inscrivant le troisième but de l’Allemagne. Battue 1-3, la France concède une troisième défaite de rang.

Belgique / France (1-1) – Amical – 14 avril 1935

Composition France : Llense – Diagne, Mattler (cap.), Charbit -Verriest, Delfour – Aston, Beck – Courtois, Veinante, Langiller

Sid Kimpton.jpg

George Kimpton

Un peu moins d’un mois après sa défaite contre l’Allemagne, la France retrouve au Heysel de Bruxelles un adversaire qu’elle a l’habitude de fréquenter. Ce match du 14 avril 1935 contre la Belgique marque le retour de l’entraîneur Kimpton (qui entraîne aussi le RC Paris) qui impose, lui aussi, un système en WM serré : Diagne et Mattler chargent les ailiers, Verriest s’occupe du meneur de jeu Braine, Charbit  est au marquage d’Isemborghs l’avant-centre, Delfour s’occupe de l’autre milieu offensif Voorhoof et les milieux offensifs Beck et Veinante se replient parfois jusqu’en défense. La France parvient toutefois à ouvrir le score grâce à Courtois, qui reprend de volée un centre de Beck. Blessé à la cuisse, Mattler est remplacé par Vandooren à la 43e minute. Les officiels belges protestent pendant la mi-temps (la F.I.F.A. n’autorise les remplacements que jusqu’à la 40e minute) et Mattler est obligé de revenir sur le terrain à la reprise et Vandooren de se retirer. Diminuée, la France concède l’égalisation à Van Beeck à la 63e minute mais parvient toutefois à conserver ce résultat nul (1-1) qui met fin à sa série de trois défaites consécutives.

France / Hongrie (2-0) – Amical – 19 mai 1935

Composition France : Llense – Vandooren, Mattler, Charbit – Verriest (cap.), Delfour – Aston, Beck – Courtois, Laurent, F. Keller

Pour terminer cette saison 1934/1935, la France accueille à Colombes la Hongrie.  L’entraineur Kimpton a rassemblé les joueurs en stage à Saint-Germain. Le Comité de sélection, toujours composé de Barreau, Rigal, Delanghe et Caudron  voit une équipe de France évoluer dans une tactique en W.M. strict qui impose au « policeman » Verriest de marquer de nouveau un avant-centre, en l’occurrence Sarosi qui évolue en fait retrait puisque la Hongrie ne joue pas le W.M., et à Charbit de surveiller l’avant-centre réel. Les Français parviennent à s’imposer par 2 buts à 0, grâce à  deux buts de Courtois. Après quatre matchs sans victoires, la France se rassure et termine la saison en retrouvant de la confiance.

Publicités

A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
Cet article a été publié dans Équipe de France. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s