EDF 1935/1936 : En manque de constance

Retour sur la saison 1935/1936 de l’équipe de France.

Suisse / France (2-1) – Amical – 27 octobre 1935

Composition France : Llense – Vandooren, Mattler, Desrousseaux – Gabrillargues, Delfour (cap.) – Zermani, Cheuva – Courtois, Duhart, Aston

L’équipe de France effectue sa rentrée des classes le 27 octobre 1935 à Genève pour y affronter la Suisse.  A son habitude, la France joue dans un système en WM, comme la Suisse par ailleurs, dans lequel Vandooren est au marquage de Jäck, Gabrillargues s’occupe de Jäggi et Mattler de Stelzer. Marcel Desrousseaux marque le meneur de jeu adverse Abegglen qui, comme Pierre Duhart pour la France, oriente le jeu d’une position en retrait de demi-centre classique. Les Français ouvrent le score à la 4e minute de jeu grâce à un csc de Weiler, qui détourne un centre de Courtois destiné à Zermani. La Suisse parvient à égaliser à la 41e minute grâce à André Abbeglen. En début de deuxième période (56e), Willi Jäggi donne l’avantage à la Suisse. La France ne parvient pas à revenir et s’incline donc par 2 buts à 1 pour son premier match de la saison.

France / Suède (2-0) – Amical – 10 novembre 1935

Composition France : Llense – Diagne, Mattler, Gabrillargues – Verriest, Delfour (cap.) – Mercier, Cheuva – Courtois, Ignace, Wagi

sans-titre
Roger Courtois

Après sa défaite en Suisse, la France retrouve le Parc des Princes de Paris le 10 novembre pour y affronter la Suède. Les deux équipes jouent le WM. Gabrillargues a un rôle défensif et se charge de Grahn  alors que Delfour a un rôle plus offensif, bien qu’il soit au marquage de Persson. Diagne et Mattler marquent les ailiers et Verriest se charge de l’avant-centre Jonasson. Comme contre la Suisse, les Français profitent d’un csc pour ouvrir la marque. Berg dévie, à la 33e minute de jeu, dans ses propres buts un tir de Courtois, à l’issue d’une belle percée en dribble. A la suite d’un double « une-deux » avec Wagi, Courtois inscrit un deuxième but à la 70e minute qui entérine le succès de l’équipe de France devant la Suède (2-0).

France / Pays-Bas (1-6) – Amical – 12 janvier 1936

Composition France : Llense – Diagne, Mattler, Gabrillargues – Verriest, Delfour (cap.) – Monsallier, Cheuva – Courtois, Veinante, Nuic

Pour son premier match de l’année 1936, la France est opposée, le 12 janvier, au Parc des Princes aux Pays-Bas. Kimpton impose un WM rigide, dans lequel Verriest marque Bakhuys et Garillargues le meneur de jeu hollandais Smit. Cheuva et le meneur de jeu Veinante évoluent très en retrait. D’entrée de jeu (4e), la défense française est prise à revers par Bakhuys. A la 34e minute de jeu, Wels double la mise pour les Hollandais. En début de seconde période, Verriest rate un pénalty et l’occasion pour les Bleus de revenir. Blakhuys inscrit un troisième but pour les siens (50e) avant un s’offrir un triplé à la 61e minute de jeu. Courtois parvient à réduire la marque (64e) mais Drok (84e) et Van Nellen salent la note et amplifient la défaite française (1-6).

France / Tchécoslovaquie (0-3) – Amical – 9 février 1936

Composition France : Di Lorto – Vandooren, Mattler, Gabrillargues – Verriest, Delfour (cap.) – Courtois, Rio – Bigot, Ignace, Benouna

Après sa lourde défaite contre les Pays-Bas, les Français sont opposés à la Tchécoslovaquie le 9 février 1936, toujours au Parc des Princes. Kimpton est fidèle à son WM rigide, dans lequel Verriest marque l’avant-centre organisateur Zajicek, qui évolue en retrait alors que Delfour se retrouve face à un inter jouant en pointe, Bradac. Les Bleus connaissent une entame de match difficile, ponctuée par un but de Puc pour la Tchécosloaquie à la 14e minute. Six minutes plus tard, Boucek trompe Di Lorto et donne un avantage de deux buts à son équipe. A la 35e minute, Nejedly inscrit un troisième but tchécoslovaque qui enterre les derniers espoirs français. La seconde mi-temps est vierge de but et la France essuie une deuxième lourde défaite consécutive (0-3).

France / Belgique (3-0) – Amical – 8 mars 1936

Composition France : Di Lorto – Gonzales, Zehren, Delfour (cap.), François – Lehmann, Novicki, Duhart – Courtois, Rio, Benouna

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Gaston Barreau

Suite aux deux défaites concedées devant les Pays-Bas et la Tchécoslovaquie, Gaston Barreau devient responsable de la tactique imposée à l’équipe alors que Kimpton est conservé en tant que préparateur physique. Barreau décide de revenir à une défense à quatre arrières avec Raymond François en position de stoppeur, Joseph Gonzales en arrière droit tandis que Charles Zehren et Max Lehmann alternent comme arrière gauche et second défenseur central. Edmond Delfour est demi défensif à droite, Pierre Duhart organise le jeu d’une position de demi-centre offensif, en collaboration avec Roger Rio, placé à gauche. Dans cette configuration, les Bleus parviennent à retrouver le chemin du succès en s’imposant par 3 buts à 0. Roger Courtois ouvre la marque à la 37e minute de jeu par un tir à ras de terre sur une ouverture de Duhart. Roger Rio double la mise à la 48e minute à la suite d’une nouvelle ouverture de Duhart. Courtois s’offre, à la 54e minute, un doublé à la suite d’un tir des 16 mètres. Ce succès contre la Belgique permet à l’équipe de France de terminer sa saison 1935/1936 compliquée sur une note positive.

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A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
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