CDF 1938/1939 : Une deuxième Coupe pour le RC Paris

Racing CF 1938/1939

RC Paris 1938/1939
Zatelli, Jordan, Banide, Mestre (Dir), Ozenne, Heisserer, Rous (Entr), Diagne, Sandel (Doc), Hainaut (Kiné), Aston, Dupuis, Hiden, Zabalo, Veinante, Mathé

Reotur sur la Coupe de France 1938/1939.

Trente-deuxièmes de finale : La bévue de Colmar

Tenant du titre, l’Olympique de Marseille débute la 22e édition de la Coupe de France par un succès facile contre l’AL Gironde (9-1) en trente-deuxième de finale. Dans ce même tour, le FC Metz, finaliste la saison dernière, ne se rate pas en battant Amiens AC (1-0). Sète n’a aucune difficulté pour se défaire du SC Draguignac (10-0), pas plus que le RC Paris devant l’US Quevilly (3-0). Ca passe également pour l’Olympique Lillois devant l’ES Juvisy (2-1) et l’AS Saint-Etienne au dépend du FC Menton (4-2). Battu par Colmar (1-3), le RC Lens croit bien rejoindre Strasbourg (éliminé au 5e tour) au rang des clubs de l’élite éliminé, mais les Lensois profitent d’une erreur administrative. En effet, Colmar a aligné un joueur non qualifié (Boudjemaa) à un jour près (la demande de qualification était parvenue le 11 août alors que la limite était le 10) et est donc disqualifié. C’est donc par un petit miracle que les Lensois sont présents en seizièmes de finale.

Seizièmes de finale : Montpellier fait tomber l’OM

Cette bévue columéraine ne va pourtant pas profiter bien longtemps au RCL. En effet, opposés au RC Paris pour les seizièmes de finale, les Lensois sont battus (0-2) et éliminés pour de bon de la Coupe. Face à Montpellier, l’OM tombe (0-1) et perd sa Coupe. Dans les chocs entre équipes de l’élite, Sète vainc Le Havre (3-0), l’Excelsior Roubaix bat Rouen (3-0) et Metz élimine Sochaux (1-1, 2-0). Les autres clubs de D1 opposés à des équipes de division inférieures font respecter la hiérarchie (Antibes, Saint-Etienne, RC Roubaix,  Fives, Cannes et l’Olympique Lillois). A noter également, lors de ces seizièmes de finale, l’élimination du Red Star. Vainqueur à quatre reprises de la Coupe, le Red Star est éliminé par le FC Mulhouse (2-1), dans un duel entre équipes de deuxième division.

Huitièmes de finale : La D2 n’amuse ni Cannes ni Saint-Etienne

En huitième de finale, il y a trois chocs entre équipes de D1 : Fives bat Antibes (3-2), Sète sort Metz (3-0) et le RC Roubaix élimine son voisin de l’Excelsior (4-2). A Marseille, Cannes tombe devant Montpellier (0-0, 2-1), une D2. Au bout de trois rencontres, Saint-Etienne subit également la loi d’une équipe de deuxième division, celle du Stade de Reims (0-0, 1-1, 1-0). Le RC Paris, devant le FC Mulhouse (4-0), et l’Olympique Lillois, contre les Girondins de Bordeaux (2-1), font, eux, respecter la hiérarchie. Vainqueur du Stade Rennais (1-0), le FC Nancy s’ajoute à la liste des qualifiés pour les quarts de finale.

Quarts de finale : La D2 ne rigole plus

 En quart de finale, les équipes de D2 ne sont plus à la fête. Reims est corrigé par Sète (5-0), Montpellier s’incline face à Fives (3-0) et Nancy tombe devant l’Olympique Lillois (1-1, 4-1). Le seul choc entre équipes de D1 de ces quarts de finale oppose le RC Paris au RC Roubaix. Il tourne à l’avantage des Parisiens (3-1).

Demi-finales : Lille défiera Paris

En demi-finales, Sète est opposé à Lille et Paris à Fives. L’Olympique Lillois s’impose devant le FC Sète (1-0) et se qualifie pour la première fois de son histoire pour la finale de la Coupe. Il sera opposé au RC Paris, vainqueur du SC Fives (1-0). Déjà vainqueur en 1936, c’est la troisième finale de Coupe pour le Racing avec celle perdue en 1930.

Finale : Le réalisme du Racing

Le gardien accroupi attrape la balle sous les regards du défenseur. L'attaquant adverse ne peut récupérer le ballon et inscrire un but.

Finale entre le RC Paris et l’Olympique Lillois

Lillois et Parisiens se retoruvent le 14 mai 1939 au stade Yves-du-Manoir de Colombes pour y disputer la 22e finale de la Coupe.  Avant le match se déroule une scène insolite : les Parisiens Raoul Diagne, August Jordan et Oscar Heisserer  promènent sur la pelouse un pingouin emprunté au zoo de Vincennes, pour porter bonheur au club qui en a fait son symbole. Pour cette finale, les deux équipes jouent le WM avec des inters en retrait. Pour Lille, le demi-centre offensif hongrois Moré est reconverti en policeman. Le Racing démarre idéalement en ouvrant la marque dès la 4e minute par Perez, à la réception d’un centre à ras de terre de Veinante. Par Kalocsai, l’Olympique Lillois revient à hauteur à la 19e minute. A la 25e minute, Veinante redonne l’avantage au RCP. Juste avant la pause (40e), les Parisiens se détachent grâce à un troisième but signé Mathé. En seconde mi-temps, après les blessures de Veinante et de Zabalo, le Racing se masse en défense, ne laissant en pointe que Perez et ses deux blessés, au désappointement du public, qui siffle ce « réalisme » très moderne. Peu importe, pour le Racing, l’important est la victoire et une deuxième Coupe de France ramenée dans la vitrine du club.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1939 :

RC Paris : Hiden – Dupuis, Diagne – De Zabalo, Jordan, Louys – Perez, Heisserer, Ozenne, Veinante (cap.), Mathé. Entraîneur : George Kimpton

Olympique Lillois : Darui – Vandooren, Walczak – Carly, Moré, Cléau – Bigot, Cheuva, Delannoy, Prévost, Kalocsai. Entraineur : Jeno Konrad

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A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
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