CDF 1939/1940 : La Coupe reste parisienne

Racing CF 1939/1940

RC Paris 1939/1940
Hiltl, Rouellé, Mathé, Dupuis, Jordan, Diagne, Rous (Entr), Zabalo, Hiden, Roulier, Heisserer, Weiskopf

Retour sur la Coupe de France 1939/1940.

Avec le déclenchement de la seconde guerre mondiale et la mobilisation générale décrétée en septembre 1939, la saison footbaltique est totalement chamobulée. Les footballeurs passent sous l’uniforme et nombre de club cessent leurs activités. Un championnat national divisé en trois groupes géolgraphiques est mis en place mais avec la bataille de France en 1940, il ne peut aller à son terme et aucun champion national n’est sacré. La Coupe de France, elle, parvient à être disputé dans son intégralité. La guerre cependant a son impact sur cette 23e édition et un grand nombre d’équipes doivent se dispenser de leurs meilleurs joueurs et alignent parfois des joueurs « impropables », ce qui explique les gros scores rencontrés.

Trente-deuxièmes de finale : Le choc parisien pour le Racing

Les trente-deuxièmes de finale se disputent le 17 décembre 1939. Tenant du titre, le RC Paris dispose de son voisin le Stade Français (3-0). L’Olympique de Marseille élimine le Nîmes Olympique (5-1), le FC Sète dispose facilement du RC Agathois (10-2) et le FC Sochaux-Montbéliard écarte l’US Belfort (2-1). Le Red Star, en revanche, tombe devant le Stade de l’Est (1-2).

Seizièmes de finale : Le derby azuréen pour Nice

En seizièmes de finale, l’aventure se poursuit pour le RC Paris, vainqueur de l’ASJ Chateaudun (3-2), pour l’Olympique de Marseille, vainqueur de Montpellier (2-0), pour Sèt, tombeur de Bordeaux-Bouscat (5-0) ou encore pour Rouen, qui écrase Caen (9-1). Ca passe aussi pour Nice dans le derby azuréen contre Cannes (3-2).

Huitièmes de finale : Paris, Sète et Marseille avancent

 En huitièmes de finale, le RC Paris dispose facilement du CO Cholet (8-0) comme Sète de Strasbourg (8-1), l’OM sort Nice (3-2), Rouen élimine Boulogne (5-2) et Sochaux-Montbéliard se qualifie devant Saint-Etienne (4-2).

Quarts de finale : Paris tient à sa Coupe

En quarts de finale, le RC Paris ne lâche pas sa Coupe et passe au dépend du FC Sochaux-Montbéliard (3-1). Marseille aussi se qualifie en venant à bout du FC Sète (1-0). Rouen, vainqueur du SC Fives (2-1) et Lens, tombeur du CA Paris (2-1), complètent le dernier carré.

Demi-finales : Des buts et deux spécialistes au rendez-vous

Au mois d’avril, pour les demi-finales, le spectacle et les buts sont au rendez-vous. Le Racing se qualifie pour sa deuxième finale conséctuive en battant le FC Rouen (8-4), grâce notamment à un triplé de Weiskopf. Habitué des finales (six disputées), l’OM se qualifie également devant Lens, sur le score large de 9-1. Aznar a inscrit cinq buts pour Marseille.

Finale : Le Racing garde la Coupe

Cette 23e finale de la Coupe de France oppose deux spécialistes. L’OM a déjà remporté à cinq reprises la Coupe, alors que le RC Paris en a remporté deux dont la dernière l’an passé. Pour cette finale, les deux équipes ont réussi à récupérer la quasi totalité de leurs vedettes. Il ne manque que Veinante à Paris, qui aligne une belle brochette de joueurs naturalisés : pas moins de cinq dont trois autrichiens (Hiden, Jordan et Hiltl) et deux hongrois (Mathé et Weiskopf). Marseille se contente d’un autrichien apatride (Donnenfeld), un allemand naturalisé (Heiss) et d’un hongrois, le vétéran Eisenhoffer, 40 ans, qui avait disputé les Jeux Olympiques de 1924 à Paris. Les deux équipes pratiquent le WM et le match est assez houleux. Les Marseillais ouvrent le score par le biais d’Aznar à la 16e minute. Les Parisiens égalisent à la 25e minute par Roulier. Les Marseillais réclament en vain un hors-jeu sur le but, ce qui fait monter la tension. Quand Mathé donne l’avantage au RCP à la 70e minute, la tension monte encore plus car les Marseillais réclament à nouveau en vain un hors-jeu. Les deux équipes terminent la rencontre à dix après l’expulsion de Weiskopf (Racing) et de Conchy (OM). Toujours est-il que le Racing remporte sa troisième Coupe, en ayant utilisé pas moins de 24 joueurs sur la totalité du tournoi, seul le jeune capitaine Roulier (20 ans) a disputé toutes les rencontres, ce qui illustre bien la difficulté, pendant ces temps de guerre, de composer une équipe.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1940 :

RC Paris : Hiden – Dupuis, Diagne – Zabalo, Jordan, Rouellé – Mathé, Hiltl, Roulier (cap.), Heisserer, Weiskopf. Entraîneur : Elie Rous

Olympique de Marseille : Delachet – Gonzalès (cap.), Malvy – Bastien, Conchy, Durand – Dard, Heiss, Aznar, Eisenhoffer, Donnenfeld. Entraîneur : Jozsef Eisenhoffer

 

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A propos jonathanbre

Passionné de ballon rond, ce petit blog me sert à évoquer l'actualité foot à travers mon regard ou mon humeur.
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