CDF 1943/1944 : L’équipe fédérale Nancy-Lorraine empoche la Coupe

Equipe fédérale Nancy-Lorraine 1943/1944

Retour sur la Coupe de France 1943/1944.

En juin 1943, le colonel Pascot réorganise le football en créant un championnat national pour les équipes fédérales, qui concentrent les joueurs professionnels dans seize équipes fédérales, comportant quinze joueurs affectés d’office, pris en général dans les clubs professionnels de la région mais pas obligatoirement. Les clubs conservent leur section amateur. 772 clubs sont engagés pour cette 27e édition de la Coupe de France.

Trente-deuxièmes de finale : Les équipes fédérales ne tremblent presque pas, le RC Lens prend la porte

Les seize équipes fédérales et les six finalistes des zones Nord, Sud et Interdite de 1943 sont qualifiés d’office pour ces 32e sde finale, où la notion de zone n’existe plus. Tenant du titre, l’Olympique de Marseille débute par un succès tranquille contre le SO Gap (3-0). Les Girondins ASP, finaliste malheureux, réussissent aussi leurs débuts, victoire 7 buts à 1 devant l’AS Charente. Le RC Lens subit loi de l’équipe fédérale Reims-Champagne (0-2). Le Stade CAP se qualfiie au dépend du SC Fives (4-3) alors que Perpignan est forfait devant l’équipe fédérale Grenoble-Dauphiné. Contre le CA du XIVe, l’OIC Lillois tire également son épingle du jeu (2-1).

Logiquement favoris avec leurs joueurs professionnels, les équipes fédérales n’ont quasiment pas de difficultés dans ce tour. A noter tout de même que l’équipe fédérale Rouen-Normandie s’incline devant Amiens AC (4-3), seule surprise de ce tour. Pour les autres équipes fédérales, la qualification est au rendez-vous. L’équipe fédérale Paris-Ile-de-France dispose de Besançon (3-2), celle de Marseille-Provence se joue de Montpellier (2-1), celle de Bordeaux-Guyenne ne tremble pas devant les Chamois Niortais (5-0), Toulouse-Pyrénées élimine Nîmes (4-1) et Nancy-Lorraine dispose de Châteauroux (3-2).

Seizièmes de finale : Difficile d’être un amateur

Les seizièmes de finale marquent l’hécatombe des clubs amateurs. L’Olympique de Marseille lâche sa Coupe devant l’équipe fédérale Nice-Côte d’Azur (2-0). Le Red Star subit la loi de l’équipe fédérale Marseille-Provence (2-1), le FC Sète celle de l’équipe fédérale Reims-Champagne (3-0), l’AS Cannes celle de de l’équipe fédérale Lens-Artois (3-1) et Le Havre AC celle de l’équipe fédérale Lille-Flandres (2-0). Cependant, deux équipes amateurs parviennent surprendre des équipes fédérales : les Girondins ASP s’offrent le sclap de Grenoble-Dauphiné (2-1) et le Stade CAP fait tomber Lyon-Lyonnais (2-0). Dans les confrontations entre équipes fédérales, Bordeaux-Guyenne élimine Paris-Ile-de-France (3-1 et Paris-Capitale bat Clermont-Auvergne (3-0).

Huitièmes de finale : Les Girondins ASP continuent de lutter

En huitièmes de finale, l’exploit à souligner est celui des Girondins ASP qui battent l’équipe fédérale Nice-Côte d’Azur et sont les seuls amateurs à se qualifier pour les quarts de finale, car dans les autres matchs, les équipes fédéralesfont respecter la hiérarchie et leur statut professionnel. Vaillant, le Stade CAP s’incline en prolongation contre l’équipe fédérale Montpellier-Languedoc (1-1 a.p.). L’AS Saint-Etienne tombe devant l’équipe fédérale Nancy-Lorraine (3-1) et le Stade Orchésien dépose les armes contre l’équipe fédérale Reims-Champagne (3-1). Les confrontations entre équipes fédérales sourient à Bordeaux-Guyenne qui élimine Toulouse-Pyrénées (1-1 a.p.), à Lens-Artois qui brille devant Marseille-Provence (4-0), à Paris-Capitale qui vient à bout de Rennes-Bretagne (1-1 a.p.) et à Rouen-Normandie, vainqueur de Lille-Flandres (1-0).

Quarts de finale : Fin de parcours pour les Girondins ASP

Seule équipe amateur encore présente, les Girodins ASP déposent les armes devant l’équipe fédérale Nancy-Lorraine (4-3). La Coupe ira donc chez une équipe fédérale. Bordeaux-Guyenne poursuite sa route en éliminant Montpellier-Languedoc (1-0). L’équipe fédérale de Lens-Artois se qualifie devant Paris-Capitale (3-1) et celle de Reims-Champagne s’impose devant Rouen-Normandie (3-1).

Demi-finales : Les équipes fédérales de Nancy-Lorraine et de Reims-Champagne

 Les demi-finales opposent les équipes fédérales de Nancy-Lorraine à Bordeaux Guyenne et celle de Reims-Champagne à Lens-Artois. Les pronostics sont en faveur de l’équipe bordelaise, victorieuse de la Coupe en 1941 et finaliste en 1943, et de l’équipe lensoise, en tête du championnat fédéral. Le 1er avril 1944 à Paris, l’équipe de Nancy-Lorraine surprend les pronostics en éliminant les Bordelais, 2 buts à 1 après prolongation grâce à un doublé de Poblomme. Le lendemain, Rémois et Lensois se retrouvent à Lille pour se disputer la deuxième place de finaliste. Au terme du match, aucune des deux équipes n’a trouvé l’ouverture et la demi-finale doit donc être rejouée. Elle se dispute le 13 avril 1944 à Paris cette fois. A l’issue du temps règlementaire, les deux équipes sont toujours au coude à coude (1 à 1 après des buts de Gruchala pour Reims et de Szeqo pour Lens) et doivent à nouveau disputer une prolongation. Cette fois, les Rémois parviennent à faire la différence grâce à un but de Vastaq et déjouent eux aussi les pronostics des observateurs en parvenant à se qualifier pour la finale de cette Coupe de France 1944.

Finale :  La Lorraine sabre le champagne

Finale de la Coupe de France 1943/1944

Le 7 mai 1944, les deux équipes fédérales de Nancy-Lorraine et de Reims-Champagne prennent place sur la pelouse du Parc des Princes. Les deux équipes jouent le WM, avec une tendance plus défensive pour l’équipe lorraine durant la première période. L’équipe lorraine est majoritairement composée de joueurs issus du FC Sochaux-Montbéliard, puisqu’aucune équipe fédérale n’a été constituée autour du grand club doubiste, dont les professionnels ont été affectés d’office à l’équipe autorisée la plus proche. C’est le cas pour Coulon, Rué, Magnin, Pessonneaux, Parmeggiani et Jacques, qui font équipe avec quatre éléments du FC Nancy. L’équipe champenoise, qui peut notamment s’appuyer sur son petit ailier d’orgine hongroise Szego, déja vainqueur de la Coupe en 1941 avec les Girondins ASP, jugée plus brillante fait figure de favori dans cette finale.

L’équipe fédérale Nancy-Lorraine avec la Coupe de France 1944

Pourtant, grâce à Marcel Parmeggiani, c’est Nancy qui ouvre très rapidement la marque (2e). En seconde période, l’équipe lorraine fait éclater l’équipe champenoise et inscrit trois nouveaux buts, par l’intermédiaire de Marcel Poblomme (54e), de Michel Jacques (66e) et à nouveau de Marcel Poblomme (74e). Contre tout attente et sur le score sans appel de 4 buts à 0, c’est l’équipe fédérale Nancy-Lorraine qui s’impose et remporte la Coupe de France.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1943/1944 :

Equipe Fédérale Nancy-Lorraine : Coulon – Rué, Mathieu – Givert, Magnin (cap.), Grandidier – Sesia, Pessonneaux, Poblomme, Parmeggiani, Jacques. Entraineur : Paul Wartel

Equipe Fédérale Reims-Champagne : Dambach – Prince, Carrara – Ignace, Brembilla (cap.), Roessler – Pradel, Batteux, Flamion, Petitfils, Szego. Entraineur : Sarkis Garabedian

La finale de la Coupe de France 1944 :

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A propos jonathanbre

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