CDF 1946/1947 : Lille garde la main

lille1947

Lille OSC 1946/1947
Germain, Dubreucq, Jadrejak, Prévost, Sommerlinck, Bigot, Vandooren, Tempowski, Baratte, Ccarré, Lechantre

Retour sur la Coupe de France 1946/1947.

Trente-deuxièmes de finale : Nîmes surprend Sète

Les trente-deuxièmes de finale de la 30e édition de la Coupe de France se déroulent le samedi 4 janvier 1947 et proposent notamment quatre affiches entre des équipes de D1. Le CO Roubaix-Tourcoing, leader en D1, parvient à éliminer le Stade Rennais sur le plus petit des scores (1-0). A Bordeaux, Toulouse arrivent à faire tomber le RC Paris (2-1), pourtant vainqueur à quatre reprises de la Coupe. A Marseille, l’opposition entre Cannes et Montpellier tourne à l’avantage des Cannois, qui s’imposent par 3 buts à 0. Enfin, le choc entre Normands, tous deux à la peine en D1, sourit au Havre qui s’impose 1 à 0 devant Rouen.

Tenant du titre, Lille est facile vainqueur de l’OGC Nice (6-0). Finaliste de la dernière édition, le Red Star ne se manque pas non plus devant l’AS Amicale (4-1). Le Stade de Reims et le RC Strasbourg, qui jouent les premiers rôles en Championnat, n’ont pas de difficultés pour se défaire respectivement de Saumur (9-1) et de Besançon (5-0). En habitué de la Coupe, Marseille bat l’Arago Sports Orléanais (3-1). Bordeaux, vainqueur de la Coupe en 1941, dispose de Belfort (3-0).

 Opposé à Nîmes, équipe de D2, le FC Sète est surpris et s’incline par 1 but à 0. Huitièmes de finaliste surprise la saison dernière, Le Vésinet ne renouvelle pas sa performance et est stoppé par le RC Lens (4-1). Opposé à Amiens, Nancy se qualifie en s’imposant par 3 buts à 1. Metz obtient aussi son billet pour les seizièmes de finale en battant Douai, 4 à 0. Le Stade Français se qualifie face à Saint-Quentin (3-1). Sans soucis, Saint-Etienne s’impose devant Beauvais (9-0).

Des vingt clubs de D1, quinze ont donc obtenu leur qualification pour les seizièmes de finale, mais Sète est la seule équipe de l’élite à s’incliner contre une équipe issue d’une division hiérarchiquement plus faible.

Seizièmes de finale : Le Mans fait tomber Lens

 Disputés le 2 février 1947, les seizièmes de finale proposent trois confrontations entre équipes de D1. A Paris, Lille n’abandonne pas sa Coupe et fait plier par 3 buts à 1 l’AS Saint-Etienne. Contre Toulouse, le CO Roubaix-Tourcoing s’impose par 1 but à 0. L’opposition entre Reims et Nancy est serrée. Les deux équipes se séparent sur un nul 2-2 et doivent se retrouver onze jours plus tard. Par 3 buts à 2, c’est Reims qui obtient sa place pour les huitièmes de finale.

 A Rennes, Strasbourg se qualifie en battant Troyes (3-1). C’est à Strasbourg que le Red Star obtient sa qualification au dépend de Lyon, battu 4 à 2. Contre Colmar, Marseille est tranquille et signe une victoire sans forcer (41). Cannes, qui affronte Nantes, s’impose par 2 buts à 0. Opposé à l’équipe tarnaise de Mazamet, Bordeaux n’est pas inquiété et se qualifie par 4 buts à 1. Contre Niort, le Stade Français obtient lui aussi son billet pour les huitièmes de finale en s’imposant par 5 buts à 2. Le FC Metz a plus de mal contre Alès mais s’impose au final par 4 buts à 3. A la peine en D1, Le Havre se fait plaisir en s’imposant 4 à 0 contre Caen.

 Opposé au Mans, qui évolue en D2, Lens joue le mauvais rôle de ces seizièmes de finale en se faisant éliminer par 2 buts à 1 et en étant comme Sète au tour précédent, la seule équipe de l’élite à perdre devant une équipe d’un échelon inférieur.

 Avec cette élimination lensoise, combiné aux éliminations de Saint-Etienne, Toulouse et Nancy, il reste onze clubs de première division en huitièmes de finale.

 Huitièmes de finale : L’OM et le Red Star hors circuit

Les huitièmes de finale ont lieu le 2 mars 1947. Trois rencontres mettent aux prises des équipes de première division. A Sète, le choc est alléchant entre deux vainqueurs récents de la Coupe, Marseille (en 1943) et Bordeaux (en 1941). L’opposition tourne à l’avantage des Girondins qui s’imposent par 3 buts à 1. A Strasbourg, le CO Roubaix-Tourcoing tombe devant le FC Metz. Les Messins s’imposent 2-1. La confrontation entre Strasbourg et Cannes tournent largement à l’avantage des Strasbourgeois, vainqueurs 5 à 0.

 Opposé au FC Sochaux-Montbéliard, vainqueur de la Coupe en 1937 et champion en 1935 et 1938 mais qui est aujourd’hui en D2, Lille continue sa route et s’impose 5 buts à 2. Tombeur de Lens en seizièmes de finale, Le Mans ne réédite pas sa performance et s’incline par 6 buts à 1 devant le Stade Français.

 A Lyon, le Red Star, cinq fois vainqueur de la Coupe et finaliste sortant, est favori devant l’AS des Charentes, équipe de D2. Mais une nouvelle fois, la Coupe fait déjouer les pronostics. Par 3 buts à 1, l’AS des Charentes s’impose et fait tomber les Audoniens. A Roubaix, Le Havre évite le piège tendu par l’US Valenciennes-Anzin en s’imposant par 1 but à 0. Opposé au SCO Angers, le Stade de Reims est lui aussi sérieux pour une victoire 2-1 et sa qualification.

 Ces huitièmes de finale ont donc fait vaciller l’OM et le Red Star, les deux clubs les plus titrés de la Coupe. Le Red Star a été surpris par l’AS des Charentes, seul club de deuxième division à survivre au milieu des équipes de D1.

 Quarts de finale : L’AS des Charentes fait de la résistance

Les quarts de finale, disputés le 30 mars 1947, sont marqués par le nouvel exploit de l’AS des Charentes. Le seul de D2 encore présent à ce stade de la compétition poursuit son superbe parcours en faisant tomber par 2 buts à 1 le Stade de Reims, qui lutte pourtant pour le titre de champion en D1 (les Rémois finiront deuxièmes derrière le CO Roubaix-Tourcoing).

 Dans les autres affiches, exclusivement entre équipes de l’élite, le LOSC continue de défendre chèrement sa Coupe en éliminant le FC Metz. Les Lillois l’ont emporté par 3 buts à 2. A Lyon, sur le score de 5 à 2, Bordeaux fait tomber Le Havre, toujours à la peine en D1. A Paris, Strasbourg fait tomber le dernier club parisien encore en lice, le Stade Français. Victoire 2 à 1 des Strasbourgeois.

 Demi-finales : Fin de parcours pour l’AS des Charentes

 Les demi-finales ont lieu le 27 avril 1947. A Paris, l’AS des Charentes est opposée au RC Strasbourg. Après avoir éliminé le Red Star et Reims, l’AS des Charentes doit faire face à une troisième équipe de D1. Cette fois, pas d’exploit en vue, Strasbourg s’impose sur le score sans appel de 6 à 0. Woehl a notamment inscrit un triplé. Pour la deuxième fois de son histoire, Strasbourg disputera la finale de la Coupe. En 1937, il y a pile 10 ans, le RCS avait atteint le dernier tour de la compétition mais avait du s’incliner devant le FC Sochaux-Montbéliard.

 A Marseille, Lille, le tenant du titre, est opposé à Bordeaux. Grâce à Carré, Vandooren puis Baratte, les Lillois plient l’affaire en première mi-temps et s’imposent par 3 buts à 0. Pour la troisième année de suite, le LOSC disputera la finale de la Coupe. Défait en 1945 par le RC Paris, Lille avait remporté la Coupe la saison dernière face au Red Star, où jouait alors Robert Germain, le désormais gardien du LOSC.

 Finale : La Coupe reste lilloise

 Le 11 mai 1947, à Colombes, la trentième finale de l’histoire de la Coupe de France oppose le Lille OSC au RC Strasbourg. La finale débute tambour battant. Dès la 29e seconde de jeu, Roger Vandooren ouvre le score pour le LOSC, marquant ainsi le but le plus rapide de toutes les finales de Coupe déjà disputées. Ce but précoce fait mal aux Strasbourgeois. L’attaque alsacienne, qui a marqué 21 buts durant la compétition, reste muette et ne trouve pas la faille face à la défense bien organisée des Lillois.

Quand Joseph Lang trompe son propre gardien à la 70e minute et permet au LOSC de compter deux buts d’avance, la finale est pliée. Par 2 buts à 0, Lille s’impose et remporte pour la deuxième fois de suite la Coupe de France. Dix ans après sa première défaite en finale de la Coupe, Strasbourg doit donc essuyé un nouveau revers.

 – Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1946/1947 :

 Lille OSC : Germain – Jadrejak, Prévost, Somerlinck – Dubreucq, Bigot (cap.) – Tempowski, Carré – Vandooren, Baratte, Lechantre. Entraineur : André Cheuva

 RC Strasbourg : Lergenmuller – Pascual, Mateo, Braun – Heiné, Lang – Heisserer (cap.), Vanags – Heckel, Woehl, Rolland. Entraineur : Emile Veinante

 La finale de la Coupe de France 1947 :

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A propos jonathanbre

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