CDF 1942/1943 : L’OM enlève une sixième Coupe

Olympique Marseille 1942/1943

Olympique Marseille 1942/1943
Veneziano, Bastien, Olej, Delachet, Gonzales, Patrone, Dard, Scotti, Aznar, Robin, Pironti, Blanc (Adj)

Retour sur la Coupe de France 1942/1943.

Depuis trois ans, la France est touchée par la guerre et découpée en zones d’occupations. La Coupe continue de faire face à cette situation et organise à nouveau pour chaque zone un tournoi.

Huitièmes de finale : Le Red Star, Marseille, Sète et Bordeaux avancent

En zone occupée, le tenant du titre, le Red Star écarte sans problème son voisin du CA Montreuil (7-0). Vainqueurs en 1941, les Girondins ASP n’ont pas non plus de difficultés à se défaire de Saint-Nazaire (4-0). Le RC France élimine l’AS Troyes Savinienne (2-1) et le Stade CA Paris dispose de Reims (3-2).

En zone libre, l’Olympique de Marseille est sérieux devant Nice (1-0), comme Sète, finaliste l’an passé, devant Cazères (1-0). L’USO Montpellier s’éclate contre le CA Gombertois (8-0). Ca passe aussi pour Saint-Etienne devant Annecy (6-0), pour Nîmes contre Cannes (2-1) et pour Avignon contre Lyon  OU (3-2).

En zone interdite, Fives dispose de Charleville (3-1) et Sochaux élimine Besançon (1-0). Les deux clubs de Roubaix se qualifient également pour les quarts de finale. L’Excelsior bat Bruay (4-1) et le Racing fait chuter Auchel (2-3). Vainqueur en seizième de finale de l’équipe d’Auby Asturies sur le score record de 32 à 0 dont 16 buts marqués par l’avant-centre Stephan Dembicki, le RC Lens poursuit sa route en battant l’équipe de Bully (1-1, 9-0).

Quarts de finale : Les derbys sourient aux Girondins, au Stade CAP et à Rouen

Les quarts de finale de la zone occupée sont marqués par les derbys. Le derby bordelais entre les Girondins ASP et Bordeaux EC tourne à l’avantage des Girondins qui s’imposent par 6 buts à 2. Celui de Paris, entre le Stade CA Paris et le Racing sourit au Stade CAP qui s’impose 2 à 0. Celui de Normandie profite à Rouen qui bat Le Havre (2-1). Le Red Star , vainqueur du Mans (4-0) complète le dernier carré de cette zone occupée.

En zone libre, Marseille s’offre Avignon (4-2) et Nîmes fait tomber le FC Sète (1-0). Saint-Etienne tombe devant Perpignan (2-0) et Brive bat Montpellier en deux temps (0-0, 5-3).

En zone interdite, Fives cède devant Lens (4-2). Sochaux élimine le RC Roubaix (2-1). L’Excelsior AC Roubaix n’a pas de soucis devant l’AC Mohonnais (5-1). L’OIC Lille dipose enfin de Homécourt (5-3).

Demi-finales : Les Girondins ASP font chute le Red Star 

En zone occupée, la première demi-finale met aux prises les deux derniers vainqueurs de la Coupe, le Red Star et les Girondins ASP. Battu 2 buts à 1, le Red Star perd sa Coupe. Dans la deuxième demi-finale, le Stade CAP brille devant le FC Rouen (4-0).

En zone libre, l’Olympique de Marseille est solide devant Nîmes (3-0) et l’USA Perpignan dispose de l’ESA Brive (4-1).

En zone interdite, le RC Lens corrige le FC Sochaux-Valentigney (5-0) et l’OIC Lille fait éclater l’Excelsior AC Roubaix (4-1).

Finale (s) : L’OM établit un nouveau record 

Les finales de zone ont lieu le 3 avril 1943.

En zone occupée, les Girondins ASP et le Stade CAP n’arrivent pas à se départager (0-0). Ils se retrouvent le 18 avril 1943. Cette fois, les Girondins font vaciller les Parisiens (6-3). En zone libre, l’Olympique de Marseille ne fait pas de détails et s’impose sans sourciller devant l’USA Perpignan, 3-0. En zone interdite, c’est le RC Lens qui obtient son billet pour la finale entre inter-zones en battant par 2 buts à 0, l’OIC Lillois.

La  première finale inter-zones oppose les Girondins ASP au RC Lens. Elle a lieu le 2 mai 1943. Par deux buts à 1, les Girondins ASP s’imposent et éliminent les Lensois.

La finale de la Coupe de France 1942/1943 oppose donc l’Olympique de Marseille aux Girondins ASP. Déjà vainqueur à cinq reprises de la Coupe, record partagé avec le Red Star, l’OM se retrouve pour la huitième fois de son histoire en finale. Pour les Girondins, vainqueurs en 1941, c’est la deuxième fois qu’ils prennent part à la finale.

La finale se déroule le 9 mai 1943 au stade Yves-du-Manoir de Colombes. L’OM aligne cinq joueurs amateurs (Delachet, Veneziano, Scotti, Robin et Pironti) tandis que les Girondins se contentent des quatre réglementaires (Normand, Rolland, Persillon et Arnaudeau). Les deux équipes ont le même système de jeu, avec un demi-centre d’attaque et trois avants de pointe. Par le biais de Félix Pironti, les Marseillais ouvrent très rapidement le score (4e). L’OM fait le break en début de seconde période grâce à un but de Jean Robin (55e). Mais grâce à un but contre son camp de Paul Patrone (56e) puis un but de René Persillon (82e), les Girondins parviennent à égaliser et à arracher une deuxième finale.

Cependant, à la suite d’une réclamation marseillaise, la Commission des Statuts et Règlements affecte, le 17 mai,  la Coupe à l’OM et donne match perdu aux Girondins car Ahmed Nemeur, bien que muté d’office par la Fédération du HAC aux Girondins le 22 juillet 1942, n’est pas qualifié pour la Coupe (son contrat n’a été enregistré que le 12 octobre, soit trois semaines après la date limite). Mais le lendemain, cette décision est cassée par le Colonel Pascot qui estime que le résultat final d’une épreuve sportive ne peut être acquis que sur le terrain et non pas sur tapis vert. Le match doit donc rejoué, mais sans Nemeur.

téléchargementLa seconde finale (c’est la deuxième fois qu’une finale se rejoue après celle de 1925) se déroule le 22 mai 1943, toujours au stade Yves-du-Manoir de Colombes. Les Marseillais ouvrent le score à la 32e minute par leur capitaine Emmanuel Aznar. Par Georges Dard, l’OM double la mise à la 56e minute. Cette fois, les Girondins ne parviennent pas à revenir et au contraire, l’OM enfonce le clou. Aznar inscrit un deuxième but personnel et un troisième but collectif à la 62e minute. Dard y va aussi de son doublé à la 78e qui conclut cette deuxième finale par une victoire 4 à 0 de l’OM.

 – Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1942/1943 :

Première finale :

Olympique de Marseille : Delachet – Patrone, Gonzales – Veneziano, Bastien, Olejniczak – Dard, Scotti, Aznar (cap.), Robin, Pironti – Entraîneur : Joseph Gonzales

Girondins ASP : Gérard (cap.) – Homar, Normand – Ben Ali, Mateo, Ben Arab – Rolland, Nemeur, Urtizberea, Persillon, Arnaudeau – Entraîneur : Santiago Urtizberea

Seconde finale :

Olympique de Marseille : Delachet – Patrone, Gonzales – Veneziano, Bastien, Olejniczak – Dard, Scotti, Aznar (cap.), Robin, Pironti – Entraîneur : Joseph Gonzales

Girondins ASP : Gérard (cap.) – Homar, Normand – Ben Ali, Mateo, Ben Arab – Rolland,  Persillon, Urtizberea, Pruvot,  Arnaudeau – Entraîneur : Santiago Urtizberea

La finale de la Coupe de France 1943 :

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CDF 1941/1942 : Le Red Star rejoint Marseille

Red Star 1941/1942

Red Star 1941/1942
Herrera, Meuris, Sergent, Braun, Roessler, Aston, Simonyi, Bersoullé, Darui, Joncourt, Vandevelde

Retour sur la Coupe de France 1941/1942.

Comme lors des deux saisons précédentes, la Coupe est touchée par la guerre. La France est découpée en zones d’occupations (zone occupée et zone interdite) et en une zone libre. La complexité d’organiser des matchs de football est toujours très présente. A l’instar de la saison dernière, chaque zone organise son tournoi et envoie son vainqueur disputer une finale contre celui de l’autre zone. Les clubs sont encore très affaiblis par la présence de nombreux joueurs au front.

Huitièmes de finale : Fives et Marseille quittent la Coupe

Comme principal résultat, il faut noter l’élimination de l’Olympique de Marseille, club le plus titré de la Coupe. Les Marseillais sont éliminés par Monaco (3-2). Finaliste l’an passé, le SC Fives s’incline devant l’US Valenciennes-Anzin (2-1). Le RC Roubaix chute aussi en huitième de finale contre l’OIC Lillois après … quatre matchs (1-1, 1-1, 2-2, 4-2). Sochaux-Montbéliard, victime du RCFC Besançon (1-0), le CA Paris devant le CA Montreuil (3-2), le Stade Français contre le RC Paris (4-2) ou encore le Stade Rennais devant l’US du Mans (2-1) quittent aussi la Coupe en huitième.

Quarts de finale : Le RC Paris et Rouen éliminés à leur tour

En quarts de finale, les Girondins ASP Bordeaux, tenants du titre, éliminent l’US du Mans (4-2). Le Red Star se joue du FC Rouen (4-1). Le RC Paris tombe devant l’US Quevilly (1-0). Sète élimine Nîmes (1-0), Montpellier dispose de Monaco (4-1), Lens sort Valenciennes (2-1), Cannes bat Alès (2-1) et Reims corrige le CA Montreuil (5-0).

Demi-finales : Les revanches de Sète et du Red Star

Eliminé l’an passé en finale de la zone occupée par Bordeaux, le Red Star prend sa revanche en faisant vaciller le tenant (2-1). Vainqueur de l’US Quevilly (1-0), le Stade de Reims rejoint le Red Star en finale de la zone occupée. En zone libre, Le FC Sète prend aussi sa revanche de la saison dernière en battant le Toulouse FC (3-0) qui l’avait éliminé l’an passé en quart de finale. Vainqueur de Montpellier (3-1), Cannes gagne sa place en finale de la zone libre. En zone interdite, c’est Lens et l’OIC Lillois qui tirent leur épingle du jeu en disposant respectivement de l’US Bruaysienne (4-1) et du RCFC Besançon (3-2).

Finales de zone : Le Red Star, Sète et Lens au rendez-vous

En zone occupée, la finale sourit au Red Star qui bat le Stade de Reims (1-0). En zone libre, c’est Sète qui triomphe devant Cannes (2-1). En zone interdite, Lens fait chuter l’OIC Lillois (3-1).

Finale(s) : Le Red Star rejoint Marseille

Contrairement à la saison dernière, le bureau fédéral décide pour décerner la Coupe sans les aléas rencontrés en 1941, de d’abord faire rencontrer le vainqueur de la zone occupée contre le vainqueur de la zone interdite avant d’envoyer le gagnant contre le vainqueur de la zone libre.

La première finale oppose donc le Red Star au RC Lens. Après un premier match conclu sur un score nul (1-1), le Red Star dispose des Lensois (5-2) et se qualifie pour la « vraie » finale contre le FC Sète.

La deuxième finale se déroule le 17 mai 1942 à Colombes et oppose deux clubs qui se sont déjà rencontrés en finale de la Coupe en 1923. C’est la cinquième finale de Coupe pour le Red Star, qui a remporté ses quatre premières et qui a l’occasion de rejoindre l’OM au nombre de Coupe de France remporté. Pour le FC Sète, c’est la sixième fois que le club se présente en finale. Les Sétois ont remporté deux fois la Coupe en 1930 et 1934. Adepte du WM, le Red Star ne déroge pas à son habitude pour cette finale. Braun évolue au poste de stoppeur et Simonyi en meneur derrière Bersoullé. Le FC Sète ne joue pas le WM mais pratique une défense très serrée et joue le hors-jeu (Aston se fait d’ailleurs prendre au piège à plusieurs reprises). En raison des forfaits des défenseurs Mercier, Pruss et Tomazover, l’ailier Robisco est déplacé demi-aile et Lucien Leduc (attaquant en théorie) demi-centre). Dans cette 25e finale de la Coupe de France, il faut attendre cinq minutes après le début de la seconde période (45e) pour voir le Red Star ouvrir le score par téléchargementl’intermédiaire de Vandevelde. Au bout d’une course folle de presque 50 mètrès après laquelle il dribble le gardien sétois, Aston double la mise (72e) et permet au Red Star d’acquérir un succès définitif (2-0). Grâce notamment au brio du duo Aston-Simonyi et à son gardien de but Darui, le Red Star soulève pour la cinquième fois la Coupe, rejoignant ainsi au palmarès de l’épreuve l’Olympique de Marseille.

 – Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1942 :

Red Star : Darui – Herrera, Roessler – Meuris (cap.), Braun, Sergent – Aston, Simonyi, Bersoullé, Joncourt, Vandevelde

FC Sète : Erévanian – Mathieu, Franquès (cap.) – Robisco, Leduc, Laurent – Laïd, Novicki, Koranyi, Danzelle, Miramond – Entraîneur : Ely Rous

La finale de la Coupe de France 1942 :

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CDF 1940/1941 : Les Girondins soulèvent leur premier trophée

Girondins Bordeaux 1940/1941

Girondins ASP Bordeaux 1940/1941
Mancisidor, Rummelhardt, Plesiak, Gérard, Ben Ali, Homar, Benito Diaz (Entr), Szego, Lopez, Urtizberea, Pruvost, Arnaudeau

Retour sur la Coupe de France 1940/1941.

Une Coupe et trois zones

Comme la saison précédente, cette 24e édition de la Coupe est touchée par la guerre. La France est découpée en plusieurs zones d’occupations (zone occupée et zone interdite) et en une zone libre. Dans ces circonstances, il est difficile d’organiser des rencontres interzones entre les différents clubs engagés. Chaque zone organise donc son tournoi et envoie son vainqueur disputer une finale contre celui de l’autre zone. Beaucoup de clubs sont affaiblis par l’absence de leurs joueurs partis à la geurre. L’Olympique de Marseille est ainsi éliminé en seizième de finale par Hyères (3-2). Double tenant du titre et privé de nombreux joueurs, le RC Paris cède en quart de finale devant le Red Star (0-0, 1-0).

Dans la zone occupée, les demi-finales voient les Girondins ASP Bordeaux (Association Sportive du Port) éliminer le FC Rouen (4-1) et le Red Star battre le Stade de Reims (2-0). Dans la zone interdite, au même stade de la compétition, Fives gagne devant Lens (2-0) et l’Excelsior Roubaix-Tourcoing dispose de Valenciennes-Anzin (1-0). En zone non-occupée, les demi-finales sourient à Toulouse, vainqueur de Hyères (2-0) et à Saint-Etienne qui élimine l’Olympique Alésien (0-0, 0-0, 4-1).

Bordeaux, Fives et Toulouse, les trois finalistes

La finale de la zone occupée est remportée par les Girondins ASP contre le Red Star (3-1). Dans la zone interdite, c’est Fives qui s’impose devant l’Excelsior Roubaix-Tourcoing. En zone libre, c’est Toulouse qui tire son épingle du jeu contre Saint-Etienne.

La première finale interzone oppose les Girondins ASP Bordeaux au Toulouse FC. Présent à ce stade de la compétition pour la première fois, Toulouse (qui évoluait en D2 avant la guerre) bénéficie de l’apport de nombreux footballeurs en repli et en particulier des Racingmen : Dupuis, Diagne et Zatelli ont renforcé Toulouse, en plus de l’alsacien Keller et du nordiste Marek, qui composent ainsi tous ensemble une formation brillante. Cette première finale, que les spécialistes considèrent comme la vraie finale, oppose deux équipes aux caractéristiques très différentes. Les Girondins, entrainés par Benito Diaz, jouent avec un demi-centre offensif Plesiak qui organise le jeu (méthode « viennoise »), deux inters, Lopez et surtout Pruvot qui tiennent  un rôle de demi-défensif et un stoppeur. De leur côté, les Toulousains pratiquent un WM rigide défensif, avec marquage individuel (Diagne est reconverti « policeman »). Malgré ce système défensif, les Toulousains concèdent 3 buts aux Bordelais et laissent donc leurs adversaires, vainqueurs 3-1, aller disputer l’autre finale.

Bordeaux, première conquète

La deuxième finale interzone oppose donc les Girondins ASP Bordeaux au SC Fives. Le match se tient au stade municipal de Saint-Ouen le 25 mai 1941. Grâce à un doublé de Urtizberea (60e et 84e), les Girondins s’imposent et remportent leur première Coupe de France.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1941 :

Girondins ASP Bordeaux : Gérard – Homar, Mancisidor (cap.), Ben Ali, Plesiak – Rummelhardt, Szego, Lopez, Urtizberea – Pruvot, Arnaudeau. Entraîneur : Benito Diaz

SC Fives : Juszczyk – Pollet, Gyselinck, Trenelle, Jadrzejczak, Bourbotte (cap.) – Somerlinck, Tancré, Van Caeneghem – Dudziak, Wawrzeniak. Entraineur : George Berry

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CDF 1939/1940 : La Coupe reste parisienne

Racing CF 1939/1940

RC Paris 1939/1940
Hiltl, Rouellé, Mathé, Dupuis, Jordan, Diagne, Rous (Entr), Zabalo, Hiden, Roulier, Heisserer, Weiskopf

Retour sur la Coupe de France 1939/1940.

Avec le déclenchement de la seconde guerre mondiale et la mobilisation générale décrétée en septembre 1939, la saison footbaltique est totalement chamobulée. Les footballeurs passent sous l’uniforme et nombre de club cessent leurs activités. Un championnat national divisé en trois groupes géolgraphiques est mis en place mais avec la bataille de France en 1940, il ne peut aller à son terme et aucun champion national n’est sacré. La Coupe de France, elle, parvient à être disputé dans son intégralité. La guerre cependant a son impact sur cette 23e édition et un grand nombre d’équipes doivent se dispenser de leurs meilleurs joueurs et alignent parfois des joueurs « impropables », ce qui explique les gros scores rencontrés.

Trente-deuxièmes de finale : Le choc parisien pour le Racing

Les trente-deuxièmes de finale se disputent le 17 décembre 1939. Tenant du titre, le RC Paris dispose de son voisin le Stade Français (3-0). L’Olympique de Marseille élimine le Nîmes Olympique (5-1), le FC Sète dispose facilement du RC Agathois (10-2) et le FC Sochaux-Montbéliard écarte l’US Belfort (2-1). Le Red Star, en revanche, tombe devant le Stade de l’Est (1-2).

Seizièmes de finale : Le derby azuréen pour Nice

En seizièmes de finale, l’aventure se poursuit pour le RC Paris, vainqueur de l’ASJ Chateaudun (3-2), pour l’Olympique de Marseille, vainqueur de Montpellier (2-0), pour Sèt, tombeur de Bordeaux-Bouscat (5-0) ou encore pour Rouen, qui écrase Caen (9-1). Ca passe aussi pour Nice dans le derby azuréen contre Cannes (3-2).

Huitièmes de finale : Paris, Sète et Marseille avancent

 En huitièmes de finale, le RC Paris dispose facilement du CO Cholet (8-0) comme Sète de Strasbourg (8-1), l’OM sort Nice (3-2), Rouen élimine Boulogne (5-2) et Sochaux-Montbéliard se qualifie devant Saint-Etienne (4-2).

Quarts de finale : Paris tient à sa Coupe

En quarts de finale, le RC Paris ne lâche pas sa Coupe et passe au dépend du FC Sochaux-Montbéliard (3-1). Marseille aussi se qualifie en venant à bout du FC Sète (1-0). Rouen, vainqueur du SC Fives (2-1) et Lens, tombeur du CA Paris (2-1), complètent le dernier carré.

Demi-finales : Des buts et deux spécialistes au rendez-vous

Au mois d’avril, pour les demi-finales, le spectacle et les buts sont au rendez-vous. Le Racing se qualifie pour sa deuxième finale conséctuive en battant le FC Rouen (8-4), grâce notamment à un triplé de Weiskopf. Habitué des finales (six disputées), l’OM se qualifie également devant Lens, sur le score large de 9-1. Aznar a inscrit cinq buts pour Marseille.

Finale : Le Racing garde la Coupe

Cette 23e finale de la Coupe de France oppose deux spécialistes. L’OM a déjà remporté à cinq reprises la Coupe, alors que le RC Paris en a remporté deux dont la dernière l’an passé. Pour cette finale, les deux équipes ont réussi à récupérer la quasi totalité de leurs vedettes. Il ne manque que Veinante à Paris, qui aligne une belle brochette de joueurs naturalisés : pas moins de cinq dont trois autrichiens (Hiden, Jordan et Hiltl) et deux hongrois (Mathé et Weiskopf). Marseille se contente d’un autrichien apatride (Donnenfeld), un allemand naturalisé (Heiss) et d’un hongrois, le vétéran Eisenhoffer, 40 ans, qui avait disputé les Jeux Olympiques de 1924 à Paris. Les deux équipes pratiquent le WM et le match est assez houleux. Les Marseillais ouvrent le score par le biais d’Aznar à la 16e minute. Les Parisiens égalisent à la 25e minute par Roulier. Les Marseillais réclament en vain un hors-jeu sur le but, ce qui fait monter la tension. Quand Mathé donne l’avantage au RCP à la 70e minute, la tension monte encore plus car les Marseillais réclament à nouveau en vain un hors-jeu. Les deux équipes terminent la rencontre à dix après l’expulsion de Weiskopf (Racing) et de Conchy (OM). Toujours est-il que le Racing remporte sa troisième Coupe, en ayant utilisé pas moins de 24 joueurs sur la totalité du tournoi, seul le jeune capitaine Roulier (20 ans) a disputé toutes les rencontres, ce qui illustre bien la difficulté, pendant ces temps de guerre, de composer une équipe.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1940 :

RC Paris : Hiden – Dupuis, Diagne – Zabalo, Jordan, Rouellé – Mathé, Hiltl, Roulier (cap.), Heisserer, Weiskopf. Entraîneur : Elie Rous

Olympique de Marseille : Delachet – Gonzalès (cap.), Malvy – Bastien, Conchy, Durand – Dard, Heiss, Aznar, Eisenhoffer, Donnenfeld. Entraîneur : Jozsef Eisenhoffer

 

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EDF 1938/1939 : Des résultats encourageants

Retour sur la saison 1938/1939 de l’équipe de France.

Italie / France (1-0)

Composition France : Llense – Vandooren, Mattler (cap.), Bourbotte, Jordan – Diagne, Aston, Ben Barek – Nicolas, Heisserer, Veinante

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Larbi Ben Barek

Après la Coupe du Monde 1938 et son élimination en quart de finale contre l’Italie, futur championne du monde, la France a l’occasion  de se confronter à nouveau à l’équipe italienne. L’affiche se déroule à Naples le 4 décembre 1938. Les Bleus continuent d’évoluer en 4-3-3 avec les débuts de Ben Barek comme milieu offensif.

A la 32e minute, Biavati ouvre le score pour les Italiens. C’est le seul but de la rencontre. La France subit donc une courte défaite (1-0) contre les champions du monde en titre. Un résultat qui se veut encourageant pour la suite.

France / Pologne  (4-0)

Composition France : Llense – Vandooren, Mattler (cap.), Bourbotte, Jordan – Schmitt, Aston, Ben Barek – Zatelli, Heisserer, Veinante

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Etienne Mattler

L’équipe de France a achevé son année 1938 contre l’Italie, elle débute l’année 1939 par la réception de la Pologne au Parc des Princes. Cette rencontre est marquée par le nouveau record de sélections détenu par Mattler (42). Auparavant, il détenait ce record avec Dewaquez et Delfour.

Les Bleus débutent bien la rencontre. A la 16e minute, Veinante reprend victorieusement un centre de Ben Barek. Peu avant la pause (41e), Heisserer reprend un corner de Veinante faiblement dégagé par Krzyk, le gardien polonais. A la pause, les Bleux mènent donc 2 à 0. En seconde période (57e), sur corner direct, Veinante triple la mise. A la 70e, Zatelli inscrit le quatrième but français à la suite d’une percée de Ben Barek. Les Français signent donc une victoire convaincante (4-0) pour leur rentrée 1939.

France / Hongrie (2-2)

Composition France : Darui – Vandooren, Mattler (cap.), Bourbotte, Jordan – Diagne, Aston, Ben Barek – Courtois, Heisserer, Weiskopf

Deux mois après sa victoire contre la Pologne, l’équipe de France retrouve le Parc des Princes pour y affronter la Hongrie.

Les Bleus commencent bien la rencontre en ouvrant le score par Ben Barek à la 15e minute. Mais les Hongrois égalisent dans la foulée (17e) par Kiszely. Ce même Kiszela se joue à nouveau de la défense française en seconde période (56e) pour donner l’avantage à son équipe. Heureusement, Heisserer parvient à égaliser en fin de match (87e) pour éviter à la France une défaite (2-2).

Belgique / France (1-3)

Composition France : Darui – Vandooren, Mattler (cap.), Bourbotte, Jordan – Diagne, Bigot, Ben Barek – Koranyi, Heisserer, Mathé

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Désiré Koranyi

Après avoir été accrochée par la Hongrie au mois de mars, l’équipe de France se rend au stade du Heysel de Bruxelles pour y affronter la Belgique le 18 mai 1939.

Les Français sont les premiers à se mettre en évidence en ouvrant le score à la 28e par l’intermédiaire de Koranyi, qui réussit donc ses grands débuts sous le maillot bleu. Autre débutant en équipe de France, Jules Mathé double la mise à la 48e minute. Lamoot réduit le score pour la Belgique (62e) mais Koranyi s’offre un doublé pour sa première cape et entérine la victoire de l’équipe de France (1-3).

France / Pays de Galles (2-1)

Composition France : Darui – Vandooren, Mattler (cap.), Bourbotte, Jordan – Diagne, Bigot, Heisserer – Koranyi, Veinante, Mathé

Trois jours après son déplacement réussi à Bruxelles, la France enchaine par la réception du Pays de Galles au Stade Olympique de Colombes. Veinante remplace Ben Barek dans le onze de départ pour le seul changement dans la composition de départ.

Les Bleus se détachent rapidement. Bigot ouvre le score dès la 10e minute à la suite d’un une-deux avec Heisserer et Koranyi double la mise dès la 13e minute. Malgré cette entame catastrophique, les Gallois ne perdent pas pieds et finissent par réduire la marque à la 53e minute par Astley. Plus rien ne se passe par la suite et les Bleus remportent donc une nouvelle victoire (2-1) qui leur permet de conclure une saison marquée par de vrais progrès en termes de résultats sportifs (3 victoires, 1 nul et 1 défaite).

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CDF 1938/1939 : Une deuxième Coupe pour le RC Paris

Racing CF 1938/1939

RC Paris 1938/1939
Zatelli, Jordan, Banide, Mestre (Dir), Ozenne, Heisserer, Rous (Entr), Diagne, Sandel (Doc), Hainaut (Kiné), Aston, Dupuis, Hiden, Zabalo, Veinante, Mathé

Reotur sur la Coupe de France 1938/1939.

Trente-deuxièmes de finale : La bévue de Colmar

Tenant du titre, l’Olympique de Marseille débute la 22e édition de la Coupe de France par un succès facile contre l’AL Gironde (9-1) en trente-deuxième de finale. Dans ce même tour, le FC Metz, finaliste la saison dernière, ne se rate pas en battant Amiens AC (1-0). Sète n’a aucune difficulté pour se défaire du SC Draguignac (10-0), pas plus que le RC Paris devant l’US Quevilly (3-0). Ca passe également pour l’Olympique Lillois devant l’ES Juvisy (2-1) et l’AS Saint-Etienne au dépend du FC Menton (4-2). Battu par Colmar (1-3), le RC Lens croit bien rejoindre Strasbourg (éliminé au 5e tour) au rang des clubs de l’élite éliminé, mais les Lensois profitent d’une erreur administrative. En effet, Colmar a aligné un joueur non qualifié (Boudjemaa) à un jour près (la demande de qualification était parvenue le 11 août alors que la limite était le 10) et est donc disqualifié. C’est donc par un petit miracle que les Lensois sont présents en seizièmes de finale.

Seizièmes de finale : Montpellier fait tomber l’OM

Cette bévue columéraine ne va pourtant pas profiter bien longtemps au RCL. En effet, opposés au RC Paris pour les seizièmes de finale, les Lensois sont battus (0-2) et éliminés pour de bon de la Coupe. Face à Montpellier, l’OM tombe (0-1) et perd sa Coupe. Dans les chocs entre équipes de l’élite, Sète vainc Le Havre (3-0), l’Excelsior Roubaix bat Rouen (3-0) et Metz élimine Sochaux (1-1, 2-0). Les autres clubs de D1 opposés à des équipes de division inférieures font respecter la hiérarchie (Antibes, Saint-Etienne, RC Roubaix,  Fives, Cannes et l’Olympique Lillois). A noter également, lors de ces seizièmes de finale, l’élimination du Red Star. Vainqueur à quatre reprises de la Coupe, le Red Star est éliminé par le FC Mulhouse (2-1), dans un duel entre équipes de deuxième division.

Huitièmes de finale : La D2 n’amuse ni Cannes ni Saint-Etienne

En huitième de finale, il y a trois chocs entre équipes de D1 : Fives bat Antibes (3-2), Sète sort Metz (3-0) et le RC Roubaix élimine son voisin de l’Excelsior (4-2). A Marseille, Cannes tombe devant Montpellier (0-0, 2-1), une D2. Au bout de trois rencontres, Saint-Etienne subit également la loi d’une équipe de deuxième division, celle du Stade de Reims (0-0, 1-1, 1-0). Le RC Paris, devant le FC Mulhouse (4-0), et l’Olympique Lillois, contre les Girondins de Bordeaux (2-1), font, eux, respecter la hiérarchie. Vainqueur du Stade Rennais (1-0), le FC Nancy s’ajoute à la liste des qualifiés pour les quarts de finale.

Quarts de finale : La D2 ne rigole plus

 En quart de finale, les équipes de D2 ne sont plus à la fête. Reims est corrigé par Sète (5-0), Montpellier s’incline face à Fives (3-0) et Nancy tombe devant l’Olympique Lillois (1-1, 4-1). Le seul choc entre équipes de D1 de ces quarts de finale oppose le RC Paris au RC Roubaix. Il tourne à l’avantage des Parisiens (3-1).

Demi-finales : Lille défiera Paris

En demi-finales, Sète est opposé à Lille et Paris à Fives. L’Olympique Lillois s’impose devant le FC Sète (1-0) et se qualifie pour la première fois de son histoire pour la finale de la Coupe. Il sera opposé au RC Paris, vainqueur du SC Fives (1-0). Déjà vainqueur en 1936, c’est la troisième finale de Coupe pour le Racing avec celle perdue en 1930.

Finale : Le réalisme du Racing

Le gardien accroupi attrape la balle sous les regards du défenseur. L'attaquant adverse ne peut récupérer le ballon et inscrire un but.

Finale entre le RC Paris et l’Olympique Lillois

Lillois et Parisiens se retoruvent le 14 mai 1939 au stade Yves-du-Manoir de Colombes pour y disputer la 22e finale de la Coupe.  Avant le match se déroule une scène insolite : les Parisiens Raoul Diagne, August Jordan et Oscar Heisserer  promènent sur la pelouse un pingouin emprunté au zoo de Vincennes, pour porter bonheur au club qui en a fait son symbole. Pour cette finale, les deux équipes jouent le WM avec des inters en retrait. Pour Lille, le demi-centre offensif hongrois Moré est reconverti en policeman. Le Racing démarre idéalement en ouvrant la marque dès la 4e minute par Perez, à la réception d’un centre à ras de terre de Veinante. Par Kalocsai, l’Olympique Lillois revient à hauteur à la 19e minute. A la 25e minute, Veinante redonne l’avantage au RCP. Juste avant la pause (40e), les Parisiens se détachent grâce à un troisième but signé Mathé. En seconde mi-temps, après les blessures de Veinante et de Zabalo, le Racing se masse en défense, ne laissant en pointe que Perez et ses deux blessés, au désappointement du public, qui siffle ce « réalisme » très moderne. Peu importe, pour le Racing, l’important est la victoire et une deuxième Coupe de France ramenée dans la vitrine du club.

– Composition des équipes finalistes de la Coupe de France 1939 :

RC Paris : Hiden – Dupuis, Diagne – De Zabalo, Jordan, Louys – Perez, Heisserer, Ozenne, Veinante (cap.), Mathé. Entraîneur : George Kimpton

Olympique Lillois : Darui – Vandooren, Walczak – Carly, Moré, Cléau – Bigot, Cheuva, Delannoy, Prévost, Kalocsai. Entraineur : Jeno Konrad

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D1 1938/1939 : Une deuxième couronne pour le FC Sète

sete1939

FC Sète 1938/1939
Laurent, Balmanya, Mercier, Franquès, Bertrand, Schmitt, Marmiès (Entr)
Brusseaux, Escola, Koranyi, Danzelle, Pellegrino

Parmi les seize équipes engagées en Division 1 lors de la saison 1938/1939, l’Olympique Lillois est celle qui effectue le meilleur départ en remportant ces quatre premières rencontres de championnat et en ne connaissant sa première défaite qu’à la neuvième journée, battu par l’AS Saint-Etienne (2-0), un promu séduisant.

Lille marque le pas, Sète en profite

Après dix matchs, Lille est donc en tête avec deux points d’avance sur le FC Sète et l’Olympique de Marseille. Les Lillois vont commencer à faiblir juste avant la mi-parcours en perdant au SC Fives (3-1) et contre Marseille (0-1). Du coup, le FC Sète en profite pour prendre la tête après quinze journées grâce à sa victoire contre le FC Rouen (2-0) et un meilleur goal average sur le SC Fives et l’Olympique Lillois.

Dès lors, le FC Sète enchaine quatre victoires consécutives qui lui permettent de tenir la tête. Mais défaits sur la pelouse du Racing Paris (3-0), les Sétois voient la concurrence revenir sur ses talons. Lille n’est qu’à un point, le RC Paris à deux et Marseille à trois points. La lutte est serrée. Le Racing marque les esprits la journée suivante en s’imposant à Lille (0-2) et prend la deuxième place. Il profite de la défaite du FC Sète à Lille (1-0) pour recoller. Lille n’est qu’à un point du duo, Marseille à deux points et l’AS Saint Etienne est revenu à trois points alors qu’ils restent huit rencontres à disputer.

Une intense lutte

Tout se resserre encore plus la journée suivante avec la défaite de Sète à Saint Etienne (3-1). Le Racing, accroché par le RC Roubaix (1-1), ne prend qu’un point d’avance. Les cinq équipes se tiennent en deux points. Le Racing perd à Metz (3-0) et voit  Sète, vainqueur du Havre (3-2) repasser devant. Le Racing perd pied à l’Excelsior Roubaix (6-2) mais garde espoir grâce à la victoire de Marseille à Sète (1-2) dans le choc de la vingt-sixième journée. Sète et Marseille sont au coude à coude. Le RC Paris est à un point. Lille et Saint-Etienne sont respectivement à trois et quatre points et trop loin. A trois journées de la fin, le Racing est le premier à craquer à Sochaux (1-0). Le titre se joue dans les deux dernières journées entre le FC Sète et l’Olympique de Marseille, comme en 1934 où Sète avait finalement été sacré champion.

Sète égale Sochaux

Sète gagne contre le FC Sochaux-Montbéliard (2-1), le champion en titre qui finit sixième, et prend deux points d’avance sur l’OM qui craque au Havre (2-0). Les hommes de Jean Marmies ont toutes les cartes en main pour être sacrés. Ils ne se font pas prier en allant s’imposer à Rouen (0-1) lors de la dernière journée et ainsi décrocher le second titre de champion de France de l’histoire du FC Sète. Ils finissent avec deux points d’avance sur l’OM et quatre sur le RC Paris. Dans le bas du tableau, le FC Antibes et le RC Roubaix terminent aux deux dernières places et sont rétrogradés en deuxième division, alors que le Red Star (relégué la saison passée) et le Stade Rennais (relégué en 1937) retrouvent les joies de l’élite.

Avec 27 buts, l’attaquant Sétois Désiré Koranyi a été décisif dans le titre de son club. Il termine co-meilleur buteur du championnat avec le Sochalien Roger Courtois. Pour décrocher le titre, Jean Marmies a beaucoup utilisé les deux espagnols, arrivés du FC Barcelone en 1937, Domenec Balmanya et Josep Escola. Les internationaux français Michel Brusseaux, François Mercier et Roland Schmitt ont aussi joué un grand rôle. Marmies a également pu s’appuyer sur des garçons du cru : René Franquès, Pierre Danzelle, Roger Bertrand et Kouider Daho.

Classement final :

Rang Equipes Pts J G N P BP BC MOY
1 FC Sète 42 30 19 4 7 65 36 1,806
2 Olympique de Marseille 40 30 18 4 8 56 34 1,647
3 RC Paris 38 30 15 8 7 58 43 1,349
4 AS Saint-Etienne 35 30 14 7 9 46 30 1,533
5 Olympique Lillois 34 30 14 6 10 42 38 1,105
6 FC Sochaux-Montbéliard 32 30 14 4 12 65 39 1,667
7 RC Lens 31 30 11 9 10 51 42 1,214
8 FC Metz 31 30 12 7 11 49 46 1,065
9 SC Fives 31 30 13 5 12 57 54 1,056
10 RC Strasbourg 28 30 10 8 12 39 43 0,907
11 Le Havre AC 28 30 11 6 13 48 59 0,814
12 AS Cannes 27 30 11 5 14 47 62 0,758
13 EAC Roubaix 24 30 8 8 14 60 71 0,845
14 FC Rouen 21 30 6 9 15 31 48 0,646
15 FC Antibes 21 30 6 9 15 21 54 0,389
16 RC Roubaix 17 30 4 9 17 31 67 0,463

Les champions de France 1939 :

Domenec Balmanya (28 matchs /1 but)

Roger Bertrand (5 matchs)

Michel Brusseaux (30 matchs / 8 buts)

Maurice Charles (6 matchs)

Albert Clarenc (4 matchs /1 but)

Kouider Daho (4 matchs)

Pierre Danzelle (30 matchs / 8 buts)

Fernand Darmon (6 matchs)

Josep Escola (18 matchs /7 buts)

Joseph François (23 matchs)

René Franquès (25 matchs)

Désiré Koranyi (29 matchs / 27 buts)

Charlie Laurent (29 matchs / 1 but)

François Mercier (27 matchs)

Roger Pellegrino (25 matchs / 11 buts)

Ahmed Salhi (4 matchs)

Roland Schmitt (27 matchs)

Roger Simon (2 matchs)

Camille Teissonnier (5 matchs / 1 but)

Antoine Vassas (3 matchs)

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